D’années en années, l’Éducation Nationale favorise la relation école/entreprise en établissant des partenariats afin de permettre à ces deux mondes de mieux se connaître. Cette coopération s’effectue sous forme de stages en entreprises, de contrats de professionnalisations, d’aide à l’orientation, etc.

Dans quel but ?

Le but de cette démarche est de favoriser l’insertion sociale et professionnelle des jeunes. En mettant un pas dans le monde du travail, les jeunes diplômés passent de la théorie à la pratique, ce qui renforce la qualité de leur formation. C’est également pour ceux-ci l’occasion de se créer un réseau professionnel et ainsi d’avoir des contacts dans ce milieu.

Les relations écoles-entreprises

Certaines entreprises, associations et start-up n’hésitent pas à travailler avec les étudiants dans le cadre de différents projets afin que ceux-ci puissent apporter leur expérience sur de vraies problématiques données par l’entreprise en question. Cette coopération permet aux partenaires du monde professionnel d’obtenir un « nouveau regard » sur leurs façons habituelles de fonctionner et ainsi d’établir une relation de confiance avec les futurs diplômés. En effet, ceux-ci représentent le futur des entreprises.

De plus en plus d’entreprises n’hésitent plus à directement recruter de jeunes diplômés. Il y a d’ailleurs eu une réelle hausse de recrutements de jeunes (moins de 26 ans) en 2018. C’est le secteur du digital qui recherche le plus de jeunes profils avec en seconde position les secteurs de banques et d’assurances.

Le « choc culturel »

Selon une grande majorité de salariés en France, les formations des étudiants sont trop éloignées des réalités du monde du travail. En effet, il est dit que ceux-ci ne sont pas assez préparés à l’insertion dans le monde professionnel et que l’école reste très axée sur l’aspect théorique de la formation. Ceci expliquerait donc pourquoi les jeunes diplômés ne sont pas opérationnels lors de leur arrivée en entreprise et pourquoi le temps d’adaptation est assez long. Cependant, les entreprises sont-elles assez préparées à recevoir de jeunes diplômés au sein de leurs équipes ?

La plupart des entreprises acceptent les stagiaires afin de leur permettre d’acquérir de l’expérience… Mais savent-elles également s’adapter aux étudiants ? Les travailleurs associent souvent les jeunes à une menace chamboulant leurs habitudes… Mais si c’était à eux de s’adapter à la nouvelle génération ? En effet, cette nouvelle génération « hyper-connectée » a remarqué un retard technologique dans certaines grandes entreprises ainsi qu’une réelle différence culturelle dans le rapport à l’information. Ces différences de méthodes de travail peuvent créer un fossé entre les « anciens » salariés et les jeunes diplômés.

Pénurie de profils informatiques ?

Le secteur du digital connait une pénurie de profils d’ingénieurs informatiques. Mais comment expliquer cela ? Les entreprises ont besoin de plus en plus d’informaticiens pour fonctionner correctement. Cependant, les recruter n’est pas une tâche évidente. 

En effet, le nombre de jeunes diplômés spécialisés dans le développement logiciel qui sortent chaque année en France, ne répondent pas, quantitativement, à l’ensemble des besoins de la profession. De plus, les jeunes diplômés ingénieurs informatiques ont davantage pour ambition de se lancer dans le management de projets que dans la technique pure. Nous en revenons au manque de formations spécialisées mais aussi au manque d’attractivité de cette profession.

En parallèle à cela, des informaticiens se retrouvent sans emploi malgré cette situation de pénurie. Il s’agit de personnes diplômés depuis plusieurs années ayant eu des formations incomplètes et doté de rémunération supérieure à celles des jeunes diplômés. De plus, le monde du digital ne cesse d’évoluer, rendant les formations d’hier déjà dépassées.

En effet, les technologies nouvelles apparaissent à un rythme si rapide que les formations initiales ont le plus grand mal à suivre la cadence en proposant des programmes de formation diplômante adaptés. Ainsi, le décalage entre les besoins réels des SI et les compétences des jeunes diplômés sont en décalage.

Mais comment remédier à cela ? C’est probablement le rôle de la formation continue qui peut, par une plus grande réactivité, et une plus grande souplesse d’adaptation combler ce décalage.

Quant à l’attractivité du métier de développeur, il faudrait sans aucun doute accentuer la tendance, déjà amorcée par certains, d’inclure des missions de gestion de projets dans chaque fonction de développeur débutant, répondant ainsi au souhait de plus en plus marqué des jeunes diplômés informaticiens, de ne pas être cantonné dans de simples tâches de développement.